Le terrain de la Ferté Alais est un terrain magnifique, c’est un vrai champ d’aviation comme il en existait il y a presque un siècle. Il n’y a pas de barrières, de contrôles, de fouilles, … tout ce qui tue l’aviation légère. De plus l’amicale Jean-Baptiste Salis est magique. C’est une association regroupant des passionnés de tous âges, qui entretiennent et font voler de magnifiques machines comme les Maurane Saulnier, les Stampes ou encore les Blériots 11.

Nous avons eu l’occasion, lors de notre arrivée sur ce terrain de voir le Blériot 11 voler. Je dois avouer que c’est surprenant, voir une telle machine voler, voir le pilote avec son « casque » nous faire coucou en passant, entendre ce bruit de moteur qui claque dans l’air … un pur moment d’émotion.

Nous avons eu aussi le temps de discuter avec les membres de l’amicale, de découvrir le musée et toutes les vieilles machines cachées dans les hangars.

Lors de cette dernière étape à la Ferté Alais, la remise des prix a eu lieu, il y avait pour le vainqueur un stage montagne ou voltige à gagner ainsi qu’un ATPL théorique (cadeau de dernière minute). Je n’étais pas sur le podium mais en 13ème position (classement disponible ici), normal dirais-je, car je n’étais pas là-bas avec un esprit de compétition, j’y suis allé pour me faire plaisir, pour voler gratuitement grâce notamment à boutique.aero et aussi pour rencontrer d’autres jeunes ou moins jeunes passionnés eux aussi par l’aviation.

Si vous aussi vous envisagez de participer au TAJP (Tour Aérien des Jeunes Pilotes) je vous dis: foncez !!! car c’est deux semaines de pur plaisir. Un autre conseil, n’y allez pas pour gagner, car tout le monde a à peu près le même niveau, de plus le fait de voler en binôme fait que si il y a de fortes différences, elles s’atténuent automatiquement. Enfin, une critique, le classement est occulte, en effet, nous n’avons jamais eu connaissance du classement durant tout le tour aérien, ni de nos notes à part nos tracés GPS (et encore, pas tous). De plus le seul classement publié à Merville, pour lequel fut récompensé le premier, était, d’après les commissaires complètement erroné, ceci signifie que le premier ou plus exactement la première qui fut récompensée n’aurait peut être pas dû l’être ! Enfin, de même pour le classement de l’étape de Merville, les premiers qui furent récompensés par le conseil régional aéronautique étaient les seuls à avoir raté un point tournant, mais ils étaient premiers car le point tournant avait été entré dans le système informatique avec les mauvaises coordonnées !!! Et les commissaires n’ont pas voulu modifier le classement !!!

Toutes ces irrégularités, déjà constatées lors des sélections de 2009 et 2005, font qu’il ne sert à rien d’établir un classement, car celui-ci semble être établi non pas en fonction des performances, mais en fonction du politiquement correct et du « l’aviation n’est pas purement masculin » (Cf les sélections à Dieppe en 2005).

J’arrête là mes critiques, car le classement est inutile, il faudrait presque ne pas en établir.

Côté expérience humaine par contre, il n’y a rien à critiquer, il y avait durant ces deux semaines une très bonne ambiance entre les bleus, mais aussi avec les jaunes ou les marrons. Une chanson a été créé pour le TAJP, ainsi qu’un AKA.
Je suis parti de la Ferté Alais le samedi vers 16h en espérant arriver à Toulouse en soirée et prendre ainsi le train de nuit vers Maubeuge. Mais la météo n’était pas au rendez-vous, je fus donc dans l’obligation de m’arrêter à Limoges où je fus hébergé par de super pompiers !!! Ils furent extrêmement sympathique et me permirent de dormir dans leurs locaux. Le lendemain matin, une autre équipe de pompiers arriva, ils apportèrent les croissants et les pains au chocolat. Nous discutâmes donc jusqu’à 10h environ car à 8h00 il ne faisait pas encore assez beau, nous étions en condition VFR spécial et le météorologiste m’informa qu’il y aurait sûrement quelques nuages accrochés au relief. Donc à 10h, lorsque le ciel semblait assez dégagé, je partis à bord du F-BPEX, le C150 de boutique.aero. Le vol vers Toulouse Lasbordes se passa sans encombre, sauf à l’arrivée où je n’ai pas trouvé le point AE et où le contrôle de Toulouse Blagnac m’informa que j’étais sur le point d’entrer dans leur CTR, je me suis donc dirigé directement verticale Lasbordes, sans m’occuper des points de reports. De toute façon il n’y avait pas d’AFIS. Un petit tour de piste plus tard, j’étais posé, puis les bagages furent décendus et je partis accompagné de Jean-Pierre vers la gare Matabiau. J’arriva à la gare à 13h09, sans billet, et le train partait à 13h13. Donc à peine le temps de prendre un billet à une borne automatique et de monter dans le train direction Maubeuge.
Rendez-vous dans le prochain article pour le récit de la semaine de stage parachutisme avec l’ASPU …