Blog d'un pilote privé
Baptême de planeur
Voilà déjà plus d’un an que ce désir me taquinait. Et bien maintenant c’est chose faite ! En effet, hier j’ai effectué mon premier vol en planeur, mon baptême de vol à voile. Et je ne regrette rien
, la preuve en est que je vais essayer de passer mon brevet, premier vol demain si le temps le permet.
Comment s’est passé mon vol vous demandez-vous, et bien voilà …
Tout d’abord en voiture direction le terrain de Falaise (LFAS), très beau terrain en herbe situé sur le mont d’Eraines. Là découverte des planeurs du Caen Falaise Planeurs club, il y en a un paquet !!! Quand je pense que parfois on galère pour ranger quatre avions dans le hangar de l’aéroclub de Flers et que là il y en a plein le hangar, ça me fait sourire
Donc après avoir fait le tour du hangar et discuté un peu avec les membres présents, je donne un coup de main (c’est le cas de le dire) pour le décollage de deux planeurs. C’est simple, lorsque le pilote du planeur lève le pouce, on prend l’aile pour la mettre horizontale, et on accompagne le planeur quelques mètres durant le remorquage. Il faut juste faire attention de ne pas retenir l’aile, pour pas que le planeur tourne.
L’instructeur qui va m’emmener, Gaëtan, se pose avec un autre élève, puis c’est à mon tour. J’enfile le parachute, nécessaire car lorsqu’il y a beaucoup de planeurs sur une même ascendance, il y a un risque de collision assez élevé. (mais raisonnable tout de même
) Ensuite je m’installe dans la cellule, et attache mon harnais. On m’explique rapidement les instruments:
- un anémomètre
- un variomètre
- un altimètre
- et c’est tout …
Trois commandes en plus du manche, une noire pour les volets, une bleue pour les aérofreins et une jaune pour le décrochage du câble.
Le décollage est sensationnel les brins d’herbes voltigent autour de nous à cause du souffle du rallye 180ch qui nous remorque. On a une sensation de vitesse assez forte étant donné que l’on est au ras du sol. Et ensuite, le fait de voler quelques dizaines de mètres derrière le rallye est magique
Mais il faut bien décrocher à un moment ou à un autre, et là c’est à 300 mètres. Au début Gaëtan ne trouve qu’une petite ascendance, puis après quelques minutes, il arrive à en prendre une grosse qui va nous emmener à 1500m avec une moyenne de 3.5m/s. Il me laisse les commandes dans cette pompe
il faut bien incliner le planeur car elle est étroite, il faut aussi ressentir les mouvements de l’appareil pour contrer le roulis induit, et enfin il faut maintenir le bout de laine droit.
Ça parait simple, mais quand on est pilote d’avion on retient: le pied chasse la bille or en vol à voile il ne faut pas retenir cette phrase, car le pied ne chasse pas le bout de laine, c’est le contraire
et je me suis fait avoir.
Ensuite nous sommes partis direction Lisieux dans un silence envoûtant, mais on n’a pas trouvé d’ascendances assez fortes, nous avons donc fait demi-tour pour atterrir. L’atterrissage est similaire à celui d’un avion, tout en douceur.
En conclusion, les 45 minutes de vol sont passées trop vite, vivement le prochain vol
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Nico le 24 juillet 2008 à 19 h 43 min, et placée dans Planeur. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |